Histoire de l'école
1933 : construction du Collège Saint-Antoine.
Ouvert aux jeunes se destinant à la vie franciscaine et missionnaire, le collège reçoit une centaine d’élèves en internat. Ils sont encadrés par les pères franciscains et secondés, dès 1934-1935, par deux puis cinq laïcs en 1936.
Dès le départ rien n’est négligé pour donner une formation large et solide aux élèves. En dehors de l’enseignement, les élèves sont initiés au chant choral, à la musique instrumentale, à la connaissance de l’environnement par des petites et grandes sorties, à une ouverture sur le monde par des conférences sur le cinéma, la radio... L'information sur la période politique et économique est faite régulièrement.
Cette expérience de six années s’achève par la déclaration de guerre : réquisitionné par l’armée française, le collège devient hôpital militaire. Il est ensuite occupé successivement par les Allemands et enfin par les forces franco-américaines à partir du 24 novembre 1944.
Évacué le 13 mars 1945 par les Américains, l’établissement rouvre ses portes le 18 septembre 1945 et accueille une centaine d’élèves pour lesquels la scolarisation se révèle laborieuse. Dans les années suivantes, le recrutement s’élargit. C'est pourquoi dès 1947, la construction de l’aile nord est commencée. La "Roulette", ancien relais de diligence en bordure de la RN4, est intégrée dans la propriété. Un terrain de sport est aménagé.

Comme avant la guerre, l’encadrement éducatif de l’internat est assuré par des religieux tandis que le corps enseignant est composé de religieux et de laïcs pour les classes de 6ème jusqu'à la 1ère. Les élèves de terminale tout en étant internes, fréquentent pendant quelques années le Lycée Erckmann-Chatrian jusqu’au moment où cette classe est ouverte au sein de l’établissement.
La présence exclusive d’internes entraîne une multiplicité d’activités et de manifestations (collaboration étroite avec le Lycée Erckmann-Chatrian).

Avec la promulgation de la Loi Debré, établissant de nouvelles relations entre l’État et l’enseignement catholique, le collège entre dans une nouvelle phase de son existence. Dès septembre 1961, un contrat d’association est signé avec l’État. L’internat reste totalement à la charge de l’établissement et les professeurs sont rétribués par l’État.
On assiste à une croissance rapide du nombre d’élèves (134 en 1961, 360 en 1978-1979). Toujours internes, ils sont recrutés en Alsace, en Lorraine, en Allemagne et en région parisienne.
Cette croissance s’explique par la prospérité économique et s'accompagne nécessairement d'un recrutement de professeurs et d'éducateurs : en 1961, 16 professeurs, en majorité des religieux, assurent l’enseignement et l’internat. En 1969, on compte 25 enseignants et en 1982, 31 enseignants dont 2 religieux exerçant à plein temps. Deux laïcs assument la responsabilité des deux divisions de l’internat tandis qu’un religieux s’occupe de l’encadrement des classes de 7ème, 6ème et 5ème.
L’évolution des effectifs, la croissance du corps enseignant, l’ouverture des séries nouvelles (D en 1968, C en 1980), la nouvelle orientation des contenus, des méthodes et des moyens pédagogiques ont une incidence importante sur l’aménagement intérieur de l’établissement : création de salles spécialisées avec un équipement approprié pour la plupart des disciplines, réorganisation des services administratifs, travaux d’extension en 1976 par l’ouverture de l’aile sur la façade Nord ( dortoir, salles de maths, CDI, études pour les internes...), et la création d’un gymnase. Tandis que l’établissement se transforme en permanence, les professeurs s’efforcent de se familiariser avec les nouvelles méthodes d’enseignement. Les années 1970 à 1976 sont particulièrement fastes pour l’établissement. Un certain nombre de facteurs facilitent la création d’activités.
À partir de septembre 1976, des sorties hebdomadaires sont instaurées. Elles favorisent les relations enfants - familles.
De 1983-1984, en raison d’une régression progressive de l’internat, l’établissement ouvre ses portes à l’externat et à la demi-pension, et introduit également la mixité. Il répond à des besoins maintes fois exprimés depuis 1972.
En 1988, les franciscains confient la responsabilité de l’établissement à un laïc : M. GUILLEMBET, professeur d'Histoire-Géographie durant 14 ans à l'Ensemble Scolaire Jean XXIII de Montigny-Les-Metz.
À partir de 1989, il devient directeur du Collège et du Lycée et succède au Père Anselme.
L'établissement se transforme petit à petit : les dortoirs sont réaménagés et un nouveau bâtiment abritant l'espace de restauration est édifié en 1991.
Le décès du Père Anselme en 1993 tourne une page importante de la vie de Saint-Antoine, dont le développement se poursuit. Le nombre d'élèves ne cesse d'augmenter passant de 465 en 1989 à 710 à la rentrée 2004.
De nouvelles structures de fonctionnement sont mises en place en 1994 avec la nomination d'un Directeur-Adjoint M. BOURST et d'un surveillant général M. LEBORGNE.
La communauté franciscaine présente dans l'établissement depuis l'origine quitte définitivement les locaux en 1995, mais la présence franciscaine est encore assurée par des aumôniers tels le Père Dominique puis Frère Tiem en 2002.
Les locaux jusque là réservés aux religieux sont transformés en salles de travail pour les professeurs et en salles de classes.
L'internat est complètement restructuré avec la création d'un internat pour filles qui peut accueillir 45 élèves alors que la capacité de l'internat garçons est réduite à 70.
À partir de 1999, de gros travaux de sécurité sont entrepris dans l'établissement : trois salles informatiques sont mises à la disposition des élèves et des professeurs.
En 2002, une restructuration du sous-sol permet la création d'espaces de loisirs réservés aux élèves internes et surtout l'aménagement d'une vaste cafétéria à l'intention des lycéens.

L'année 2002 voit l'aboutissement d'un projet : la construction d'un gymnase avec la ville de Phalsbourg, sur un terrain situé en face de l'école.
2009 : M. VACELET devient Chef d'Établissement.
2011 : M. BOURST devient le nouveau Chef d'Établissement.